Visse, scrisse, amò

"L'âme est apparemment trop troublée par ses émotions, pour être attentive à ce qui les cause ou à ce qui les accompagne".

Escric empesa per la necessitat egoista de descobrir-me a mi mateixa, o potser d'inventar-me un "jo" amb qui poder conviure de forma harmoniosa. Em fascina el procés intel.lectual mitjançant el qual traduïm els sentiments primitius en paraules. La veritat és que mai he pensat que el que jo escric pugui interessar als altres. Tots som observadors del mateix. Però suposo que allò que ens difereix rau en l' angle des del qual contemplem el devenir de la vida. Amb tot això, espero que a algú li resulti interessant el meu angle o, si més no, l'entengui.


domingo, 10 de octubre de 2010

Si robaran el mapa del país de los sueños, siempre queda el camino que te late por dentro.

domingo, 3 de octubre de 2010

De l'espérance


Paris, Paris, Paris. J’ai autant rêvé à cette grande cité. Pendant toute ma vie j’ai poursuivi un désir : vivre à Paris. La cité des lumières, la cité de l’art, la cité de l’amour. J’ai toujours pensé que mon avenir était ici. Je rêvais tout le temps aux choses magnifiques qui m’arriveraient à Paris, celles qui ne pouvaient passer qu’en étant ici. Parfois quand on ne réussit pas, quand on est tristes et on ne sait pas comment faire pour trouver une solution, c’est plus facile de penser : « tout ira bien. Ne t’inquiètes. Quand tu seras là, entourée de beauté, tu seras joyeuse. Attends un peu. Tout ira bien à Paris ».
C’est joli de vivre dans un rêve. C’est joli d’être innocent, d’avoir l’espoir d’un avenir parfait. C’est joli d’être une princesse qui attend que leur prince apparait. J’ai toujours aimé les gens qui parlent d’amour comme s’ils ne l’avaient jamais vécu, anhélant de trouver quelque chose parfaite. J’ai toujours préféré plutôt les idéalistes, les rêveurs. Pour moi c’est un signe d’intelligence le fait de croire à quelque chose, penser que tout est possible, parce que rien ne démontre le contraire. La vie est pleine de mystères, si tu n’y crois pas tu t’empêches de les découvrir. 
Parfois je crois aussi que le faux espoir est un symbole d’ignorance. J’ai vu beaucoup de personnes à croire pour croire,  sans argument. Gents qui s’afférent à des idées erronées pour ne pas savoir affronter les problèmes, pour ne pas connaître une solution. Je pense que l’attitude correcte c’est de penser qu’il n’y a pas de réponses à toutes les questions. La réponse dont tu es sur, peut ne pas être la correcte ou la seule à être valide. On ne doit jamais fermer la porte à une possible réponse, parce que la vérité absolue n’existe pas. Et c’est la seule chose dont je suis sure. Les personnes qui pensent savoir certaine une chose et qui n’admettent rien en contraposé n’auront jamais une vision complète de la vie avec ces mystères. Donc, on doit apprendre à vivre en se connaissant ignorants de certaines choses dont jamais on aura une réponse claire.

Je voulais dire que je ne désire pas tomber sur l’irréalité jusqu’au point de croire que Paris sera ma réponse, comme si d’une religion on parlait. J’ai peur de tomber dans l’ignorance de croire trouver ici, à Paris, tout ce que je n’ai jamais trouver ailleurs. De croire trouver les réponses des questions dont il n’y a aucune réponse.
L’amour n’a pas une réponse, l’amour n’appartient pas à un lieu, ni à une personne. L’amour apparaît magiquement et c’est impossible de le contrôler.

Je reconnais que j’ais une obsession pour l’amour. J’ai toujours pensé que c’est la chose plus magnifique du monde. Une lumière, l’art pour soi même. Je poursuis l’idée de le rencontrer, d’être éclairé pour ce sentiment qui change la vie, qui ouvre la pensée, qui emmène dans une autre dimension ou la raison ne peut se reconnaître. L’amour est dehors de tout contrôle humain. C’est la beauté de l’art qui touche et fait admirer la personne aimée comme si d’une œuvre d’art se traitait.
 J’ai toujours pensé à Paris comme ma cité de l’amour.  Ici, à Paris, je vivrais l’amour plus romantique du monde. Je n’ai pas honte d’avoir pensé cela. J’ai toujours aimé de suivre ces connexions. Si on s’ouvre à l’Amour en majuscules, en se rend à la force de la vie et on accepte ces mystères. C’est alors quand on se rapproche à l’amour en minuscule, à l’amour d’une personne en face d’une autre.

Maintenant je suis à Paris. C’est possible que l’amour ne soit pas pour moi. Mais c’est aussi possible le contraire. Je ne crois pas à une détermination religieuse. Je ne crois pas à la idée absolue de le trouver ici. Mais comme je ne veux pas être une ignorante, je ne vais pas fermer la porte. Me voici, je suis préparé. Et ça marchera. Ou pas. La vie est magnifique.